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Adaptation-suite très originale (cette Dr. Caligari est la petite-fille du docteur éponyme), mais on remplace l'expressionnisme par du surréalisme cauchemardesque et des couleurs néons flashy.
On dirait Dali qui essaye sa propre version du film allemand mais avec du body horror pour allusion sexuelle façon Cronenberg.
Y a que Mme Van Houten, la nympho, qui ressemble à une actrice de théâtre en mode totale impro par moments qui peut vraiment nuire au film des fois. Intéressant cependant qu'elle vive dans une maison sans murs ou avec une télé vivante, pour renforcer sa paranoïa et son impression d'être épiée façon Vidéodrome.
D'ailleurs, d'autres scènes sont dans des pièces sans mur, au milieu d'une nature boueuse et inhospitalière digne d'un cauchemar ou d'un film de Burton ou Selick. On a bien l'impression d'être dans le tourment sans fin décrit par Mme Van Houten pour parler de sa vie.
Par contre, son mari Lester, dur de dire s'il est juste puritain ou asexuel dégoûté de la chose. Cependant, il a tendance à vouloir enfermer sa femme quand elle fait une crise de violence (normal), puis va la chercher avant qu'elle n'ait terminé sa thérapie (pas patient, le mec).
Le couple fumeur, les seuls à avoir du bon sens, sont cependant hilarants dans leur chorégraphie fusionnelle et leur façon de fumer la cigarette (en plus de manger des pieds de moutons velus).
Le personnage de Gus Pratt, en revanche, fonctionne uniquement si on connaît l'histoire de son homologue cannibale Albert Fish (qui mangeait aussi des gens et aimait se mettre des aiguilles dans le corps).
Autrement, le film est très expérimental, limite nanardesque, entre les couleurs, les hallucinations glauques et sexuelles, les répliques et les gens qui fument-fument-fument.
La Dr. Caligari est elle-même qualifiée de "nazie du sexe" et fait joujou avec ses patients pour tester l'échange de personnalité en seringue. Si on voit les effets qui peuvent se traduire par de la transidentité chez Gus et Dr. Avol, ou de la folie furieuse chez Mme Van Houten devenue cannibale, en revanche le dénouement arrive un peu vite.
Heureusement, il est bien dans le ton du film original, où le Dr. Caligari devenait patient à son tour (dans la tête du héros). Ironique toutefois de voir les tables tourner comme on dit, avec cette réplique :
Dr. Van Houten : "Décrivez-moi votre vie en trois mots."
Caligari : "Tourment sans fin" (*cri de désespoir*)
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Créée
le 13 janv. 2026
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