Cette septième aventure du comte immortel, signée cette fois par Alan Gibson, marque le retour fracassant du duo Dracula/Van Helsing et donc par la même occasion de Christopher Lee/Peter Cushing que nous n'avions pas eu depuis le premier épisode de 1958 ! Ce septième épisode a également une autre particularité puisqu'il est le premier à installer son histoire durant l'époque contemporaine. En effet, après une scène d'introduction semblant se dérouler après le tout premier film (comme si les autres suites n'avaient pas existé), nous retrouvons, cent ans plus tard, un adorateur de Dracula qui le fait revenir avec ses amis hippies grâce à une messe noire (littéralement comme dans "Une Messe pour Dracula" donc) et c'est le descendant de Van Helsing, accompagné de sa petite-fille, qui se chargera de le traquer. Synopsis vraiment alléchant donc puisque ce changement d'époque permet de redynamiser une saga qui ne cessait de s'enliser. Mais pourtant, il n'en est rien ! En effet, passé la surprise de se retrouver avec un Van Helsing déambulant dans les rues sur de la musique bien pop 70's, on retombe dans le schéma bien habituel de la franchise (enfin du moins des derniers films), les décors cheapos du 19e en moins. C'est-à-dire un film au rythme bien trainant, aux personnages creux et à l'histoire prévisible et répétitive. Le film n'exploite finalement jamais son concept, c'est-à-dire que Dracula est certes ressuscité dans les années 70 mais ne se questionne ou ne s'étonne jamais de cette nouvelle époque. Il reste bien gentiment dans sa crypte en attendant que son serviteur vienne lui apporter à manger. Les années 70 ne fonctionnant alors que comme un décor, une simple toile de fond dont le film n'en exploite jamais le potentiel. Ainsi, "Dracula 73" n'est pas non plus désagréable à regarder mais est loin de tenir sa promesse d'apporter un vent de fraicheur à la franchise.