Dredd - réalisé par Pete Travis - fait office de remake/reboot au "Judge Dredd" sorti en 1995, ce dernier globalement vomi par la presse et les spectateurs.
Dans un futur proche est apocalyptique... Mega-City One, gigantesque métropole rongée par le vice. Le crime est devenu simple banalité. Une seule forme d'autorité persiste et se bat tant bien que mal contre le crime constant : Les juges. Dredd, juge de renom, est envoyé sur les lieux d'un triple homicide accompagnée d'une nouvelle recrue en quête d'une première expérience. Nos deux justiciers vont se retrouver embarqués dans un chasse aux juges orchestrée par "Ma-Ma", ancienne prostituée devenue narcotrafiquante et chef de gang. La chasse est ouverte...
Ce juge Dredd nouveau cru est interprété par Karl Urban. Il campe un Dredd rude, marqué, droit de professionnalisme et sans pitié quand il s'agit de faire régner l'ordre. Rien à redire sur sa prestation et son interprétation du juge. Le reste du casting est bon, sans crever le plafond chaque acteur remplie son rôle avec convenance. On a vu mieux mais on a vu tellement pire.
Le scénario est simpliste, il suit sa trame principale en parsemant légèrement le tout d’éléments bien venus et correctement exploités comme par exemple les capacités psychiques d'Anderson. Vous me direz un film d'action avec un scénario non complexe n'est pas un réel problème en soit. Mais c'est là que ça coince, dans "Dredd" l'action est loin d'être omniprésente. De ce fait le film souffre par moment d'une réelle baisse d'intensité, et les protagonistes principaux n'ont aucuns background et manquent donc de profondeur. Le scénariste aurait du pousser l'action à fond quitte à assumer un statut de film bourrin sans prise de tête.
Pour ce qui est de la réalisation Pete Travis - avec un budget de 45 millions - s'en sort convenablement. Une réalisation tout à fait respectable avec de bons cadres et un bon montage qui rend les scènes d'actions parfaitement lisibles, apportant intensité et crédibilité. Une photographie colorée là ou il aurait pu se contenter bêtement de ton froids aux vue des environnements ou l'action se déroule. Ses ralentis, justifié scénaristiquement par la prise du drogue (le slo-mo), sont bons et bien chorégraphiés. L'effet scintillant durant ces derniers n'est pas forcement négatif. Globalement, en vue du petit budget pour un film d'action 3D, c'est une réussite.
En conclusion ce film vaut le coup d'oeil. Certes c'est loin d'être parfait mais il n'en reste pas moins une agréable surprise qui saura divertir comme il se doit la plupart.