tellement de choses à dire sur ce grand film fleuve , on va faire court car le film est tout simplement magnétique et faut le voir pour vivre les émotions et la réflexion sur le deuil et la complexité des relations sociales/humaines.
J’ai beaucoup aimé et ait été touché par l’intelligence des dialogues , de l’univers théâtral , des émotions véhiculées par les scènes de sexe au début ,ou la solitude est remise à l’honneur . On contemple les plans que ce soit les contre champ , les plans larges de la ville nocturne et puis une fluidité du montage qui m’a marqué.
L’opposition entre le metteur en scène et le jeune acteur est réussie ,l’arrogance juvénile et dominatrice s’oppose au calme profond et mélancolique du personnage principal, mais leur discussions autour de la femme qu’ils ont aimé en devient encore plus intéressante : thèmes de la mémoire , du regret ,de la perte de repères bien captée par le réal.
Ça m’a donné aussi de lire du théâtre (Beckett et Tchekov) la théorisation ,le multilinguisme ou le personnage muet donnent au tout un plus artistique comme les plans fixe.
Que ce soit le lien entre la conductrice Watari(un passé lourd pas énormément exploité) ou La scène où Kafuku se lâche sont belles
Bref une réussite magistrale sur le fond ,autour de la communication impossible même entre un couple comme le souligne l’un des personnages.
J’ai pas lu tant le film sur le deuil mais celui de la fille rend cohérent et crédible la relation
Atmosphérique et sensationnel, sobre , en somme phénoménal et total dans son approche par la présence peu remarqué (voir absente) de la musique et la densité minimaliste de l’œuvre qui traite du mensonge, du quotidien morne ,de la souffrance profonde de l’âme ou l’espoir poétique qui est présent dans le film
(Faut que je vous le reste de la filmo du cinéaste)