C'est assez dingue de voir un nouveau long-métrage de la réalisatrice paraguayenne Paz Encina après son magnifique Hamaca Paraguaya de 2006, sorte de Straub / Huillet sous les tropiques. Elle avait réalisé un autre film entre les deux, mais pas arrivé jusqu'à nous, et ce dernier est diffusé sur Arte, merci !, occasion à saisir d'urgence. Le film est certes moins radical que son coup d'essai, mais ça reste un très beau film sur l'attachement à sa terre (à sa forêt en l'occurrence) et sur la question du déracinement. C'est un peu son Nouveau Monde à elle, ou son Pocahontas. C'est un cinéma d'auteur plus accessible, mais tout aussi beau et sensible.