Bogart est un joueur professionnel, baladant avec lui toute une clique de malfrats, à l'instar d'un Don Corleone du pauvre, mène une enquête avec sa maman et une blonde générique dans les pattes et tombe sur une cinquième colonne du dimanche !
Mais Bogart n'est pas remarquable ici. Jouant un mélange de caractères, il devient difficile de le cerner, à la fois grave, drôle ou fils à maman, il est à l'image du film qui peine à trouver une identité, allant de l'un à l'autre entre les dialogues et même dans les transitions entre scènes.
Peter Lorre, plus émacié qu'à l'accoutumée, tient un rôle de tueur auquel la seule profondeur est le vide d'écriture qui l'a vu naître et Conrad Veidt en notaire SS ne pourrait mieux compenser.
C'est à peine drôle mais je tiendrais rigueur de la séquence de rassemblement nazi où Bogart et le sidekick qui l'accompagne sont absolument hilarants en nazis infiltrés. Juste pour ça la chandelle en vaut le jeu.