C'est le film par lequel j'ai découvert Burton, et il garde, pour moi, une place particulière au fond de ce que je suis devant certains long-métrages, à savoir un coeur d'artichaux capable de verser une larme.
On y trouve tout ce que Burton aime: les freaks, la dangerosité d'un quotidien trop lisse pour être honnête, l'amour impossible.
Ce conte de fée emprunte à tellement de classiques qu'il est toujours aussi surprenant de le voir nous captiver malgré tout, alors qu'il emprunte des chemins déjà foulés: de King Kong à la Belle et la Bête, en passant par Frankenstein, il nous siffle sa petite mélodie.
Porté par une réalisation d'une délicatesse extrême, dans laquelle Burton cherche à nous ancrer dans une certaine réalité, le récit joue avec les codes de l'épouvante et du fantastique, tout en mettant en avant la transmission orale des histoires.
Johnny Depp et Winona Rider joue cette histoire d'amour romantico-gothique entre un enfant éternel et une jeune fille cherchant à devenir femme mais sans brusquerie sur un fil du rasoir toujours bien équilibré.
Un enchantement tant visuel que scénaristique.