Alors voici ma première critique !
Je commence par Elephant un peu comme une évidence !
Ce film, je le conçois peut mériter autant 10 que 0, difficile d'être mitigé sur cette baffe monumentale.
Tout est réussi, depuis l'utilisation de la caméra subjective, nous plongeant dans un Doom Like effrayant et oppressant, le ryhtme, les effets, les longues plages silencieuses.
Cela peut paraître long ou ennuyeux ou alors on peut se laisser bercer par cette vision quasi hypnotique de ce drame que l'on sent venir et qui va nous marquer à jamais.
Ah si la moche n'avait pas aussi honte de son corps, elle n'aurait pas mis tant de temps à sortir du vestiaire, ah si les bimbos anorexiques occupées à se faire vomir aux toilettes avaient elles aussi une autre vision de leurs corps ... Ah si la fragilité du destin, d'une vie, n'était pas si ténue, si ce destin justement c'était un peu ce que, même modestement, nous construisons à travers nos peurs, nos perceptions, notre façon d'être et d'évoluer pour soi et pour les autres ...
La froideur du propos, le parti-pris volontariste de Gus Van Sant pour nous faire plonger dans cette oeuvre, moi j'y ai adhéré, je considère ce film comme étant un passage obligé de ce que le cinéma peut nous apporter. Faire réfléchir, s'immerger dans chaque moment, regarder au delà ... C'est pour cela et grâce à ce genre de chef d'oeuvre que le cinéma mérite son nom de septième art.