Tout d'abord, le personnage principal, un archétype du petit bourgeois parisien.
Il habite, seul, dans un grand appartement dont il est propriétaire. Il est blanc, il est filiforme (il doit bouffer bio), un style capillaire vaguement tendance néo-rétro anglais des années 90, faussement négligé (il va chez le coiffeur régulièrement pour peaufiner ses mèches), porte des fringues serrées classiques, des chemises banales toutes molles près du corps (en coton bio?), et chausse certainement des baskets Veja, bien sûr.
Il appelle aussi sa maman régulièrement.
La décoration de cette garçonnière, horrible, à mes yeux,, est inspirée des seventies. avec du plastique à profusion, dans les tons orange criards dégueulasses typiques, entourant un lit kingsize, pièce maîtresse de son salon, qu'il a certainement chiné à un prix extrêmement prohibitif dans un magasin d'antiquités vintage,.quelque part dans un quartier bobo chic branché, du centre ville.
Il a des étagères remplies de bibelots rétro et high-tech, comme des figurines collector de Goldorak numérotées, toutes pourries, achetées une blinde sur le Net.
Il bosse vaguement dans une start up, dans le domaine de l'image, évidemment, surement en tant que Project Manager.
Il a donc une méga installation multimédia, avec écran géant et tout le bazar.
Il peut donc mater le dernier Marvel, ou le nouveau Pierre Niney, affalé dans son grand lit (ne manque que le matelas à eau).
Il y a aussi sa meuf, qui, de son côté, bosse dans le social, donc elle est à moitié folle, un peu pérave sur les bords.
Elle fait la teuf, bois des mojitos, et fume des joints.
Certainement une socialiste ou une écolo sauce dem.
Elle s'habille dans le style typique des néo-babos, maquillage de merde, à des cheveux sales, enfile des blousons en fausse fourrure pleine de mites, et porte à coup sûr des Doc Martens, ou des Converse pourries.
Elle écoute certainement Louise Attaque, Mickey 3D, Juliette Armanet, et de la Cumbia.
Donc, le héros, est plutôt tendance marconiste, tendance Gluglu, voire Gaby, et sa meuf est plutôt tendance gauche vert pâle, apolitique, genre Marine (pas la blondasse, plutôt celle, à la veste verte, qui jardine).
C'est certainement pour cela qu'ils s'entendent bien, entre centristes.
Ensuite, l'histoire.
Bon, pas grand chose à dire, l'épidémie, la socialiste qui squatte, le confinement, les parties de jambe en l'air, la meuf qui y passe. Du coup, le mec déconstruit est triste, et, du coup, il se suicide, à la fin.
C'est un huis clos, oh ça, oui. Et c'est lent, et c'est long, et c'est lourd.
Ils se parlent entre voisins à travers le conduis d'aération, et pas qu'une fois.
L'idée est recyclée à l'envie.
Les effets spéciaux ne parviennent pas à contrebalancer la faiblesse du scénario.
On aurait pu s'attendre à un délire plus trash, plus gore, mais non, car c'est un film soi-disant cérébral, car, c'est un film français, messieurs dames.
Je l'ai regardé en deux fois, et ce ne fut pas une sinécure.
La fin est vraiment, vaporeuse, certes, mais pas transcendante pour un sous, malgré l'apparition de la chinoise, sorte de caution new-age pseudo confucéenne.
Bref, je n'ai pas du tout aimé ce film, les personnages sont irritants, ridicules, et le scénario est poussif, c'est le moins qu'on puisse dire.
Le postulat du film basé, sur une pandémie mondiale est ultra éculé.
Rien de surprenant, le réalisateur brode sur un concept déjà surexploité.
Les effet spéciaux sont moches, paraissent super cheap.
Ce film est mauvais, car il suinte la prétention, fruit d'une pensée en vase clos, totalement à côté de la plaque vis à vis du monde qui nous entoure.
Excepté le clochard qui squatte la rue en face de l'immeuble, filmé de loin, comme un personnage lointain, éthéré, nous sommes dans un vase clos bourgeois, typique de l'univers parisianiste des beaux quartiers.
Regardez le, c'est la french touch, dans toute sa laideur, comme un son de David Guetta ou Bob Sinclar, voire Daft Punk dans sa version néo funk house vulgaire et factice (je ne vais pas me faire que des potes ...).