Mais de quoi parle ce film ? De nada. Niet. Wallou. Que Tchi
Oui, il évoque super rapidement plein de sujets intrigants, forts, qui pourraient chacun motiver à eux seuls des films entiers, mais le père Audiard préfère faire des listes interminables pas comme Prévert, sans point de vue, de choix esthétiques, ce qu'il veut.
Il survole la transidentité vite fait, mais sans rien en faire, alors qu'un/e jefe d'un cartel qui veut transitionner, pour devenir enfin une femme, ce qui implique un choc culturel dans une société machiste, catholique, très violente, tu avais tout un sujet à traiter de milles manières, mais notre Michel va additionner d'autres vagues thèmes en vrac, la rédemption, les cartels, le Mexique moderne, la corruption des politiques, le rôle des femmes et leur délégation à des rôles, jobs dévalorisés, etc. etc. etc.
Il multiplie ad nauseam les sujets modèle plat insipide avec trop d'ingrédients, ça lui donne une sorte de caution morale, je sais pas trop, mais désarme, dépolitise surtout toute son approche.
Car Audiard, comme Nakache et Toledano et d'autres, c'est un cinéma du consensus, de centristes, de mous, de tièdes qui fait allusion à des tonnes de thèmes un peu à la mode, mais qui ne dérange personne, surtout pas l'ordre établi.
Aussi perso, j'ai trouvé les chansons très soupe, mais les goûts et les couleurs... Mais surtout je vois pas la plus value de se mettre à chanter d'un coup, mais porque no.
Enfin, je trouve qu'à l'image de Rita (Zoe Saldaña), son personnage subit l'histoire sans pouvoir, mais jamais, pouvoir faire des choix, et pourquoi pas si aussi c'était traité, le déterminisme d'une situation d'une personne trans piégée de qui tente de s'en sortir, non, non, mais là, non, tu suis le guide Michel A. comme ses héroïnes qui égrène sa liste interminable de sujets de société comme un magazine à la télé, qui montre mais n'analyse jamais.