Je suis allée dans votre baignoire et j’ai bu l’eau
Emmanuelle, contrôleuse de qualité pour une chaîne d'hôtel de luxe, arrive à Hong Kong pour évaluer un grand hôtel. Ce sera l’occasion pour des expérimentations charnelles.
Ce métrage, s’il reste un film érotique, montre des actes sexuels davantage modérément et pudiquement que dans l’original ; c’est l’occasion de développer un scénario qui par ailleurs est inintéressant, mais c’est toujours mieux que dans la première version dans laquelle il était inexistant. Évidemment, le but était de transformer Emmanuelle, cette pimbêche hautaine en icône féministe ; étrange entreprise. La mouture de cette année n’exprime rien, n’apporte rien, ne sert strictement à rien. Néanmoins, il prouve qu’un film peut être considéré comme sensuel, notamment lors de la scène avec le glaçon sans pour autant être nécessairement lubrique. Bref, l’œuvre de 1974 avait fait scandale, celle de 2024 provoque seulement un ennui poli.