Cette comédie américaine, réalisée par Harold Ramis et sortie en 2000, n'est vraiment pas terrible. J'apprécie pourtant le style du réalisateur mais là, j'avoue que je n'ai vraiment pas accroché ! C'est l'histoire d'un raté qui souhaite conquérir le cœur de sa collègue. Il croise un jour la rencontre du Diable en personne, sous traits d'une jolie jeune femme, qui lui promet sept vœux en écharnage de son âme. Mais les vœux doivent être très précis pour ne pas avoir de mauvaises surprises... On a donc sous les yeux ni plus ni moins qu'un film à sketchs donc chaque vœu constitue un sketch, tous reliés par les moments où le Diable et le héros sont réunis. Et c'est malheureusement les passages que j'ai préférés ! Malheureusement car ce sont censés être ces sketchs qui doivent normalement être drôle, ou en tout cas constituer la plus grande partie de la matière humoristique du film. Et en réalité, ces sketchs sont souvent bien lourds pour être drôles. Enfin, de mon point de vue évidemment car pour le spectateur qui apprécie l'humour américain un peu lourdingue (et je dis ça sans aucune méchanceté ni jugement), alors, ce film est fait pour lui ! Je trouve de plus les sketchs redondants, même si ce sont à chaque fois des petites histoires différentes, comprenant leurs propres péripéties, ce système est un peu répétitif et donc lassant. Enfin, je me suis personnellement très rapidement lassé du film, surtout voyant qu'il ne fonctionnait uniquement sur ce schéma narratif. De plus, la fin est très prévisible et on tombe, à la fois dans quelque chose de mielleux mais également dans une morale plutôt mièvre et sans saveur. Concernant les acteurs, nous retrouvons un Brendan Fraser au sommet de sa carrière (qui sera de courte durée) et Elizabeth Hurley, très bonne dans son personnage. "Endiablé" est donc une comédie qui n'est pas indigeste mais qui n'est pas très réussie non plus.