Enzo, le croco est une comédie familiale qui mêle prises de vue réelles et animation pour raconter l’histoire de Josh, un jeune garçon qui découvre Enzo, un crocodile chantant, vivant dans les combles de sa maison à New York. Ensemble, ils tenteront de faire accepter ce reptile exubérant au reste du voisinage, tout en affrontant un propriétaire véreux et des quiproquos prévisibles.
Le crocodile numérique bénéficie d’un rendu soigné et s’intègre correctement aux décors réels. L’esthétique générale reste propre, le New York urbain étant restitué avec suffisamment de clarté pour soutenir l’ensemble.
Le résultat échoue complétement à nous convaincre. Le scénario recycle sans finesse une formule éculée : l’animal anthropomorphe plongé dans une intrigue banale de quartier. L’élément fantastique perd toute saveur, écrasé sous le poids d’une narration prévisible et sans relief. Les performances des acteurs manquent cruellement d’entrain. La magie n'opère, également en raison du mutisme du crocodile. La comédie musicale, censée apporter rythme et originalité, tombe à plat avec des chansons insipides et mal intégrées, donnant à l’ensemble un aspect laborieux.
Sans surprise, Enzo, le croco n’a laissé qu’une empreinte discrète lors de sa sortie, suscitant peu d’enthousiasme aussi bien du côté du public que de la critique. Film générique, sans ambition ni éclat, il s’oublie aussitôt après visionnage et n’offre aucune raison valable d’être vu.