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La loi du désir
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le 28 oct. 2013
Visage aux traits décidés, pas assurés vers un destin incertain. Enfermée dans une demeure où l’horizon est invisible, où la vie est un perpétuel recommencement, sur quatre saisons. Esclaves des lanternes flamboyantes et des clochettes cliquetantes.
La nouvelle reine aura son heure de gloire, quelques instants de la vie d’une femme… visage rougeoyant, en larmes. Malvenue au cœur de la basse-cour, où masques, malice et traîtrises sont de mise, définissant ainsi ce qui reste de ces amantes aux besoins inassouvis, dont même le nom s'efface derrière un numéro.
Occuper leur esprit, se battre pour un pouvoir minime, alors qu’aux yeux du Maître fantomatique elles ne seront toujours que des poupées fongibles. Condition féminine, prisonnière de coutumes ancestrales, figées et inflexibles.
Dans ce labyrinthe grisâtre qui ne vit qu’au rythme des lanternes: allumées, éteintes, couvertes de noir, les âmes errent à la recherche d’un but, aussi dérisoire soit-il. Pour se sentir en vie, libre de choisir, ne serait-ce que le plat à servir, les vêtements à porter, ou les risques à prendre.
Toute liberté a son prix. Libre de rêver, bravant la neige et le froid, libre d’aimer jusqu’au bout d’une corde, libre de s’indigner pour sombrer dans la folie... Visage aux traits ridés, pas fragiles vers un éternel recommencement.
Dans cette prison de symétries obsessionnelles, les images s’expriment dans des couleurs éloquentes, rouge ardent et voilé, blanc immaculé et tragique, gris terne et morne, noir chagrin et enveloppant... La beauté esthétique ferait presque oublier la laideur du propos.
Épouses et concubines, ni femmes ni humaines.
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Créée
le 21 juil. 2017
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