En préambule, j'adore Sam Raimi, un réalisateur atypique comme Tim Burton qui possède un style unique ayant marqué des millions de spectateurs avec sa trilogie Evil Dead mais aussi Darkman, Un plan simple, Intuitions, la trilogie Spider-Man, Jusqu'en en enfer, Le Monde fantastique d'Oz et Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Et bien pour ma part Evil Dead a autant marqué l'histoire du cinéma d'horreur que La Nuit des morts-vivants de George A. Romero ou encore BrainDead de Peter Jackson. La force de ce film tient dans son mélange original d'horreur bien gore et d'humour déjanté directement inspiré du cinéma burlesque et si le postulat de départ est ultra simpliste à cause de son budget limité, à savoir un huis clos mettant un groupe d'individus en face de puissances maléfiques retorses. Et c'est là que le talent de Sam Raimi brille de part son inventivité en terme de cadrages et dans sa gestion d'effets spéciaux restreints mais parfaitement exploités pour en tirer le meilleur. Je soulignerais aussi l'excellente interprétation de Bruce Campbell qui apporte toutes ses qualités comiques au long métrage et créé son personnage le plus emblématique de sa carrière avec le survolté cool guy Ash Williams. À mi-chemin entre l'horreur pure et la comédie loufoque du niveau de Charlie Chaplin ou Buster Keaton, Evil Dead s'est imposé comme une pierre angulaire du genre qui mérite d'être vu et revu si jamais l'humour noir burlesque vous parle.