Cinq étudiants s'installent dans une cabane isolée au cœur des forêts du Tennessee pour y passer le week-end. En explorant la cave, ils découvrent un étrange livre relié en peau humaine ainsi qu'un magnétophone. L'écoute de la bande enregistrée — qui diffuse des incantations sumériennes — réveille une entité démoniaque qui va les posséder un par un.
Véritable tour de force du cinéma d'horreur indépendant, Evil Dead impressionne toujours par son énergie visuelle brute et sa générosité viscérale. Contrairement à ses suites qui embrasseront la comédie horrifique et le slapstick, ce premier opus reste un huis clos poisseux, terrifiant et d'un premier degré total. Entre ses mouvements de caméra frénétiques (Shakycam), ses effets spéciaux faits maison à base de latex, de stop-motion et de litres de sirop de maïs, Sam Raimi livre une leçon de mise en scène où le manque de moyens devient une force plastique absolue. Un classique viscéral et incontournable.
Alors que le film peinait à trouver un distributeur, sa projection hors compétition au Festival de Cannes en 1982 attira l'attention d'un certain Stephen King. Enthousiasmé, l'écrivain rédigea une critique dithyrambique, qualifiant le film de « film d'horreur le plus férocement original de l'année ». Cette déclaration contribua largement à convaincre New Line Cinema de distribuer le film à l'international.