C'est par cette phrase de stupeur que s'exclame Ash lors de la scène d'ouverture à son arrivée dans un Moyen Age de XIIIème siècle car il a l'impression d'être tombé dans un vrai truc de fou. Suite et fin de la trilogie Evil Dead, cette Armée des ténèbres est en réalité la suite directe de Evil Dead 2, Ash étant aspiré par l'entonnoir temporel dû au pouvoir du Necronomicon. Ex-vendeur de drugstore, il est toujours aussi vantard, menteur, maladroit et masochiste, et arrive malgré lui dans un Moyen Age de fantaisie, tronçonneuse greffée au poignet, où Sam Raimi a joué encore la carte de la dérision et de la folie.
Le budget sur lequel comptait Raimi, ne lui fut pas alloué, il a dû faire preuve d'inventivité et d'imagination avec un budget dérisoire, d'où une durée de 1h25, avec des reprises de scènes de Evil Dead 2 pour allonger un peu, de même que certains animatronics étaient parfois un peu foireux, mais les maquillages de l'armée des morts et certains effets sont assez réussis. Raimi ne voulant pas repartir avec un scénario analogue aux 2 films précédents, fait donc évoluer son héros coincé dans une époque reculée et remplie de superstitions, occasion d'opposer les inventions du 20ème siècle à l'obscurantisme moyenageux avec quelques anachronismes voulus. Pour cela, il truffe les scènes de gags énormes, et lance Ash contre de multiples créatures : un monstre reptilien, un Necronomicon qui mord, des liliputiens portant son visage, ou son double maléfique, chef monstrueux d'une armée de morts-vivants, le tout soutenu par la "March of the Dead" de Danny Elfman.
La surenchère d'effets spéciaux du précédent opus est moins évidente, la folie gaguesque un peu moins aussi, mais Raimi pallie son manque d'argent par des inventions drolissimes, des plans ahurissants, des effets de caméra vertigineux et une dynamique réjouissante, c'est une apothéose de film d'horreur percutant mêlé d'heroic fantasy burlesque, où Bruce Campbell est tout aussi déchaîné et peut en faire des tonnes, son personnage appelant tous les excès, bref un film spectaculaire à l'humour délirant et complètement fou comme un tour de grand huit.

Créée

le 15 avr. 2020

Critique lue 903 fois

Ugly

Écrit par

Critique lue 903 fois

40
25

D'autres avis sur Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

7

Gand-Alf

2256 critiques

Kamelot Chainsaw Massacre.

Tournée en 1991, cette suite directe du grandiose "Evil dead 2" connaîtra une production houleuse, Sam Raimi devant composer avec un budget bien trop modeste en vue de ses ambitions, sans compter que...

le 15 avr. 2013

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

7

Ugly

1827 critiques

Qu'est-ce que c'est cette galère ?

C'est par cette phrase de stupeur que s'exclame Ash lors de la scène d'ouverture à son arrivée dans un Moyen Age de XIIIème siècle car il a l'impression d'être tombé dans un vrai truc de fou. Suite...

le 15 avr. 2020

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

9

Ezhaac

887 critiques

Klatu... Verata... *coughcough*mrngl

Des effets spéciaux de merde, un Bruce Campbell en roues libres et des répliques cultes à foison, L'Armée des Ténèbres clôt magistralement la trilogie des Evil Dead en s'imposant comme le meilleur...

le 30 déc. 2010

Du même critique

Il était une fois dans l'Ouest

Il était une fois dans l'Ouest

10

Ugly

1827 critiques

Le western opéra

Les premiers westerns de Sergio Leone furent accueillis avec dédain par la critique, qualifiés de "spaghetti" par les Américains, et le pire c'est qu'ils se révélèrent des triomphes commerciaux...

le 6 avr. 2018

Le Bon, la Brute et le Truand

Le Bon, la Brute et le Truand

10

Ugly

1827 critiques

"Quand on tire, on raconte pas sa vie"

Grand fan de westerns, j'aime autant le western US et le western spaghetti de Sergio Leone surtout, et celui-ci me tient particulièrement à coeur. Dernier opus de la trilogie des "dollars", c'est...

le 10 juin 2016

Gladiator

Gladiator

9

Ugly

1827 critiques

"Mon nom est gladiateur"

On croyait le péplum enterré et désuet, voici l'éblouissante preuve du contraire avec un Ridley Scott inspiré qui renouvelle un genre ayant eu de beaux jours à Hollywood dans le passé. Il utilise les...

le 5 déc. 2016