7
le 20 avr. 2023
SuivreDead by dawn!
Alors que Beth n’a pas vu sa grande sœur Ellie depuis longtemps, elle vient lui rendre visite à Los Angeles où elle élève, seule, ses trois enfants. Mais leurs retrouvailles tournent au cauchemar,...
On se mate tous les Freddy. Même les pourris
Une fratrie, cloîtrée dans un immeuble décrépit au cœur d'une mégapole, voit ses liens sororaux corrompus par la résurgence d'une entité chthonienne, laquelle possède la matriarche et la métamorphose en une créature vorace et maternante-dévorante, contraignant ses propres rejetons à guerroyer contre la chair qui les enfanta pour échapper à une extermination familiale aussi macabre qu'implacable.
Ouvre la porte comme tu écartes les jambes
Il sied d'abord de saluer, avec une admiration non feinte, la sagacité dont fait montre le cinéaste en parvenant à concilier, dans un même geste créatif, les deux tempéraments jusqu'alors antagonistes qui caractérisaient cette franchise vénérable : d'une part, la truculence bouffonne héritée des origines, et d'autre part, la gravité implacable et sans concession qu'avait imposée le précédent artisan de la saga. Là où ce dernier avait privilégié, en 2013, une noirceur presque monolithique, dépourvue de tout relâchement comique, le nouveau réalisateur réintroduit avec bonheur cette pointe d'humour noir, cette malignité jubilatoire qui faisait jadis tout le sel de l'œuvre fondatrice — dosage subtil qui rachète les excès respectifs de ses devanciers.
L'on applaudira tout particulièrement l'outrecuidance consistant à abandonner la cabane sylvestre, décor immémorial et quelque peu éculé de la franchise, au profit d'un immeuble délabré niché au cœur de Los Angeles. Ce changement de cadre insuffle à l'ensemble une claustrophobie renouvelée, autrement plus oppressante que celle, désormais familière, qu'inspirait la forêt originelle — l'urbanité même du décor accentuant, par contraste, l'horreur qui s'y déroule.
Quant à la munificence de l'hémoglobine versée tout au long du métrage, elle demeure fidèle à l'héritage de la saga, ne lésinant jamais sur l'effusion viscérale lorsque le récit l'exige.
Le dispositif narratif retenu s'avère d'une ingéniosité remarquable : cet immeuble, promis à une démolition prochaine, se voit soudain transformé, par la grâce d'un séisme qui prive les lieux d'électricité et pulvérise l'escalier de secours, en un tombeau hermétique — mutation d'un espace urbain grouillant de vie en une geôle sans échappatoire. Cette sensation d'étouffement se trouve encore exacerbée par le fait que la menace, loin de provenir de quelque extérieur hostile, surgit du cœur même du foyer familial.
La pellicule s'aventure avec une intrépidité certaine sur le terrain scabreux de la figure maternelle dévoyée, explorant ce tabou avec une frontalité rare : la possession démoniaque ne vise point ici la seule extermination physique, mais bien la destruction méthodique du lien de confiance unissant une mère à sa progéniture. L'actrice incarnant cette génitrice possédée compose une menace d'un sadisme calculé, empruntant la voix et l'apparence maternelles pour mieux instiller, chez ses propres enfants, une terreur psychologique d'une perversité insidieuse.
Il convient, pour conclure, de rendre un hommage appuyé à la prestation de l'histrionne principale Alyssa Sutherland, dont l'incarnation de cette mère possédée relève d'une fascination proprement hypnotique. Son jeu corporel, effroyable et ouvertement sadique dans son exécution, apporte à chaque scène de tension une intensité redoutable, faisant d'elle l'authentique pilier dramatique de cette renaissance réussie.
Créée
le 7 juin 2023
Modifiée
il y a 7 heures
Critique lue 33 fois
7
le 20 avr. 2023
SuivreAlors que Beth n’a pas vu sa grande sœur Ellie depuis longtemps, elle vient lui rendre visite à Los Angeles où elle élève, seule, ses trois enfants. Mais leurs retrouvailles tournent au cauchemar,...
5
le 20 avr. 2023
SuivreÀ la croisée des chemins... C'est sans doute où a pensé être le réalisateur irlandais Lee Cronin ("The Only Child") lorsqu'est venu le temps pour lui de décider de la direction que devait prendre un...
1
le 29 avr. 2023
SuivreOuverture du film : un plan iconique, reconnaissable entre mille, du "point-de-vue du mal" dans la forêt... Sauf que ce qui était impressionnant au début des années 80, aujourd'hui n'importe qui sait...
9
le 24 nov. 2022
SuivreLe film est farouchement et profondément féministe mais quoi de plus normal pour un métrage dédié à une femme extraordinaire qui a permis que l’un des droits les plus élémentaires pour elles, même si...
5
le 16 déc. 2022
SuivreTreize ans de longues années d’attente patiente pour un résultat aussi famélique. Commençons par la fameuse 3D, je me souviens d’un temps où les lunettes 3D étaient devenues un outil indispensable...
7
le 13 août 2026
SuivreIl a quand même le droit de jouer avec son chien Un mystérieux et fulgurant embrasement céleste arrache soudainement, brutalement, le paisible quartier d’Oak Street à sa quiétude banlieusarde pour le...