Il est difficile d'oublier le contexte politique et religieux quand on regarde ce type de film.
Inspiré d'une histoire vraie, et réalisé par un spécialiste du documentaire, Exfiltrés à les qualités de ses défauts pour ce genre de film.
Une intéressante plongée dans un univers que je ne connais pas, qui ressemble pour beaucoup à l'endroit rêvé, mais qui se transforme en enfer.
Sur le sujet, je conseille d'ailleurs la terrible mais extraordinaire série Kalifat. (Pour moi on a pas fait mieux)
Le sujet justement c'est quoi. C'est l'histoire de tant et tant de femmes qui partent en Turquie pour aider, qui mentent à leur proche et qui se retrouvent prises au piège.
Entre manipulation psychologique, et radicalisation ces femmes (la plupart du temps) se perdent une deuxième fois, mais cette fois ci définitivement.
Pour ma part, je met de coté l'aspect religieux du film, car la religion et moi ça fait deux.
Je préfère essayer de comprendre, comment cela peut arriver.
Comment cette histoire vraie de cette femme qui fait croire à son mari qu'elle va en Turquie et se retrouve à Raqqa en Syrie, ou elle a juste le droit d'écouter ce qu'on lui ordonne de faire.
Une fois qu'elle finit par se réveiller elle appelle à l'aide son mari, et par le biais de deux connaissances activistes, ils vont la faire revenir en France.
Si vous vous souvenez bien, il y a eu un film, très Hollywoodien mais inspiré d'une histoire vraie, Jamais sans ma fille.
L'histoire d'une femme qui a fait confiance à son mari et qui s'est retrouvé bloquée en Iran.
Dans le cas de notre histoire, pas besoin du mari, juste probablement une envie de meilleur ailleurs.
Oui on espère tous ça un jour, qu'ailleurs ça soit mieux.
La qualité du film c'est quand même son coté réaliste sans en faire des tonnes, avec en première ligne (dans tous les sens du terme) la formidable et émouvante Jisca Kalvanda.
Elle crève vraiment l'écran et aura été pour moi la grande révélation du film.