Expendables : merguez party entre habitués
De temps en temps, histoire de rigoler, on donne un post-it et un crayon à Silvester Stallone , et on l'enferme dans une pièce l'espace d'une heure. Et généralement, à la fin du temps imparti, il a pondu un scénario. Ce qui nous donne The Expendables.
Bon, je suis méchant, mais ce qui a du passer pas la tête de Stallone doit se résumer à ça : "Et on dirait que ce serait un film d'action, avec des flingues, et des bastons ouaiiiiiiis, et on dirait aussi que dedans mon film y'aurait des gros balourds musclés qui monteraient une équipe pour zigouiller des nazis...ouaiiiis." "Non, sylvester...faut changer un peu, les nazis, tout le monde en a soupé" "Bah alors on dirait que ce serait un méchant dictateur...genre colombien, ils sont toujours colombien." "C'est mieux" "Et alors, les balourds iraient lui péter sa gueule de dictateur avec des flingues et de la baston". "Les gars, on tient un blockbuster. Faîtes le sortir".
L'équipe de choc se compose de quelques têtes connues : Stallone bien sûr, Statham (Le Transporteur), Jet Li, Lundgren que l'on avait déjà pu voir dans Rocky IV, Couture, Willis et Rourke. Notons aussi l'apparition façon Caméo de Schwarzenegger, dans une courte mais toujours jouissive scène. Lui et Willis ne tiennent cependant aucun vrai rôle.
Mais le plus drôle, c'est que le casting aurait pu être encore plus musclé : Kurt Russel, Seagal, LE Chuck Norris et Jackie Chan auraient refusé de jouer dans le film. Est-ce pour autant un mal...
La réalisation souffre pourtant d'un défaut majeur : une caméra qui ne tient pas en place, si bien qu'on la croirait tenue par un Parkinsonien en phase terminale. Résultat : des scènes de combat brouillonnes et un mal de crâne qui perce rapidement. Regrettable dans le sens où celles-ci se révèlent assez réussies, mais sans plans fixes ou "calmes", difficile de les apprécier à leur juste valeur.
C'est donc un pur film d'action nourri aux stéroïdes que nous livre Stallone mais pas le meilleur film qu'il ai dirigé. De la à dire que le film signe le retour du film d'action couillu des années 90... Cela reste cependant dans la lignée de John Rambo, un divertissement à voir entre amis décérébrés, plutôt en DVD.