Voilà une bizarrerie comme on aime en découvrir de temps à autre.
Pourtant l'enveloppe n'est pas très aguicheuse: un film en noir et blanc, en 4 tiers, dont les créatures sont des sortes de pieuvres en caoutchouc mal faites assez ridicules; allez sur internet regarder la bande annonce du film. Vous avouerez que ce n'est pas très tentant.
Pourtant, en le lançant, dès les premières images, j'ai été happé dans le film. Pour commencer, le noir et blanc est assez agréable à l'oeil, il y a de beaux plans (souvent des plans fixes comme pour montrer la monotonie de l'existence dont les personnages sont victimes). Le 4 tiers n'est pas plus dérangeant que ça: au bout de 2 minutes, je n'y faisais même plus attention.
Pour ce qui est des bêbêtes en caoutchouc, c'est un peu plus compliqué, mais il faut le prendre avec humour. C'est un film indépendant, fait avec peu de moyens, et ça se voit. Donc évidemment qu'on ne va pas se retrouver face à un Kraken d'une grosse production hollywoodienne. Et une fois qu'on a accepté ça, on peut se laisser porter par ce mini film (seulement 1h01) jusqu'à arriver au "message philosophique" qu'il nous délivre à la fin.
Le film se découpe en 3 segments et est en fait une version "extended" d'un court métrage. Le premier segment, tentacules + Japon oblige, est un peu olé olé, donc écartez les enfants de l'écran ! Le deuxième segment se passe dans un café et vous ferait presque trouver ces créatures mignonnes ! Quant au 3ème, très court, c'est celui qui vous délivrera son message philosophique et une conclusion à laquelle on ne s'attend pas.
J'ai aimé me laisser surprendre par ce film. Un OVNI qu'on ne voit pas à tous les coins de rue.