J'ai toujours bien aimé le cinéma de Walter Hill, un réalisateur pas toujours reconnu à sa juste valeur qui a portant de très bons films (essentiellement d'action) à son actif durant les années 70 et 80 (à partir des années 90 sa filmographie devenant inégale). Extrême préjudice peut être considéré comme l'un de ses meilleurs, un film tout à fait dans le style de Hill qui a été assistant du grand Sam Peckinpah dont ce film semble être un hommage à La Horde Sauvage en particulier le final dantesque. Sans être aussi stylisé que le western des années 70 Extrême préjudice est un film d'action entre le polar et le western bien que l'intrigue se déroule dans les années 80 au Texas.
Visuellement ce film a bien vieilli, Hill sachant très bien filmé les scènes d'action de plus c'est plutôt tendu du début à la fin. Rythmé avec une bonne dose d'action, bonnes fusillades, course-poursuite en voitures, attaque de banque. C'est un film carré et efficace mais bien maîtrisé, de plus c'est aussi un casting viril de sacrés gueules entre Nick Nolte dans peau du héros en shérif inflexible face à Powers Boothe, son ami d'enfance devenu trafiquant de drogue opérant depuis le Mexique. Sans oublier des barbouzes travaillant en secret pour la CIA avec Michael Ironside, Clancy Brown, ou encore William Forsythe. Le tout bien enrobé par une musique de Jerry Goldsmith qui s'approprie bien le ton du film. A savoir que l'intrigue se base sur une idée datant des années 70 de John Milius.
C'est un film musclé, violent et parfois sauvage avec Maria Conchita Alonso (avec une brève scène de nue sous la douche typique des années 80) au milieu de ses hommes dont l'histoire d'amour tiraillé entre le shériff et son ex (qui le méchant) fait un peu tâche d'huile.
Je note généreusement ce film que j'ai toujours bien aimé.