«Parce que les femmes me rendent faible» est la première phrase de ce court-métrage financé avec vos impôts, franciliens ! La suite est dans le même goût : «Parce que je ne peux pas distribuer ma faiblesse à n'importe qui.»
Pour la faire courte, il y a un Parisien et une Parisienne. Le spectateur voit tout de suite qu'ils vont mal et qu'ils vont s'évertuer à lui casser le bas du corps (choisissez votre morceau) à force de circonvolutions autour d'un misérable petit pot minable : les fesses de la demoiselle. Elle veut, il veut aussi mais ils vont passer vingt-sept minutes à démontrer qu'ils sont prise de tête... pardon, sensibles.
Si vous avez vous aussi le bonheur d'avoir acheté le DVD «Cannes 09 /// 48ème semaine de la critique», ne vous privez pas de l'interview de Nicolas Giraud, qui en plus d'être un acteur lamentable se trouve être le coupable de cet affreux moment de parisianisme gênant. Dans cette brève entrevue à la terrasse d'un café, Giraud révèle son talent comique en égalant les meilleurs sketches des Inconnus. Vous l'y verrez, avec sa bague ridiculement démesurée et ses bouclettes enfin libérées, disserter sur le thème «Cinéma et prothèse dentaire» et s'auto-congratuler pour son excellente direction d'actrice. Oui, parce que, finalement, il n'aura dirigé qu'une seule médiocrité, oui, parce que, finalement, la région Île-de-France aura surtout financé ce petit prétentieux pour embrasser les fesses d'une actrice. C'est du propre !