Il est évident qu’avec ce quatrième volet, la saga Fast and Furious prend un sacré virage et s’éloigne de l’esprit des premiers films. Pourtant, ce renouveau, qui relance l’histoire de Brian O’Conner et Dominic Toretto cinq ans plus tard, fonctionne très bien. J’adore ce film, même si, à mon sens, Fast and Furious 4 a toujours eu un démarrage un peu trop rapide.
Après une absence prolongée de Toretto et de son équipe, j’aurais apprécié une transition plus douce. Le court-métrage « Los Bandoleros », sorti en parallèle, aurait constitué une excellente introduction officielle. Il permet non seulement de retrouver Dominic Toretto, mais aussi de présenter les nouveaux personnages importants, tout en posant les bases du braquage du camion-citerne qui ouvre le film. Intégré directement au début du long-métrage, « Los Bandoleros » aurait renforcé la narration et permis une meilleure immersion dès les premières minutes.
Malgré cela, ce quatrième film marque un tournant décisif pour la saga : plus sombre, plus intense, avec un retour aux sources des relations entre les personnages principaux. Une évolution qui, pour moi, relance l’intérêt de la franchise de façon intelligente.