Female Trouble par JohnFlichty
Dawn Davenport a une devise : Crime equals beauty. En dehors de la beauté de la quote, notez également l'allitération du nom, Waters aime beaucoup jouer là-dessus quand il donne des noms à ses personnages (Francine Fishpaw dans Polyester, Donna et Donald Dasher dans Pink Flamingos....).
Dawn, incarnée par Divine, développe un caractère très agréable depuis sa petite enfance : celui de garce. De grosse chieuse qui fait claquer son chewing-gum très fort pour embêter son professeur au lycée à mère indigne battant son enfant en passant par briseuse de joyeux nöel pour ne pas avoir eu la paire de talons aiguilles qu'elle souhaitait, Dawn est bien dans sa peau et c'est tant mieux pour elle. Même si quand elle se fait violer, on ressent un peu de chagrin (le violeur et la violée étant joués par Divine). Ah non que dalle. Bref c'est la descente aux enfers et c'est le pied pour nous autres spectateurs. Les situations sont plus variés que dans ses précédents films et même si on peut encore ressentir une part d'impro, c'est un minimum écrit. Comme d'habitude, les persos hauts en couleur ne peuvent qu'emporter l'adhésion totale de ceux qui aiment les coiffeurs hétéros que la mère, moulant ses formes flasques dans du cuir pas seyant pour un sou, cherche à transformer en coiffeur gay, l'insertion d'outils dans les excavations les plus personnelles et les vieux enfermés dans des cages à oiseau.
John Waters à son meilleur, que ce soit dit.
Etat des lieux : meurtre, fétichisme en tout genre, peine de mort sur chaise électrique (que John Waters a toujours chez lui), viol.