(Critique flash)
Sorte de parodie du film du "chien fidèle" tels Lassie ou Rintintin, mais avec des zombies mangeurs d'hommes. Également satire de la société américaine des années 50, détournée en "american way of death" (ou "american undead dream" où les zombies remplacent les esclaves d'avant).
À vrai dire, même si les protagonistes fraternisant avec le zombie Fido et aussi l'antagoniste imposant la "dictature" de Zomcon ont tous de bons arguments (l'un veut que Fido soit traité humainement, l'autre veut éviter des voir ses voisins dévorés parce que Fido s'est laissé aller), rien dans Willard ne respire à 100 % la joie de vivre.
Les zombies sont à la fois esclaves, êtres fidèles et attachants et menace à la fois intérieure et extérieure. Et les humaines vivent sous le diktat des apparences chères aux années 50 : "que penseraient les voisins ?", jouer au golf, tant pis pour les sentiments envers les zombies ou au contraire sauver Fido quitte à provoquer l'apocalypse des morts-vivants, etc. etc.
Même le père de famille ne songe qu'à préparer des enterrements mais veut une vie pétante bien tranquille. Une société contradictoire de faux-semblants en quelque sorte.