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227 critiques
Brillant et décalé
Un homme (Géza Morcsányi) et une femme (Alexandra Borbély), handicapés chacun à leur façon, aussi farouches que des animaux sauvages, se croisent tous les jours sans arriver à créer de lien...
le 24 avr. 2020
Dans le Kurdistan syrien, la guérilla kurde résiste contre Daech. D'obédience marxiste, elle oppose à Bachar al Assad d'un côté, aux islamistes de l'autre, l'espoir d'instaurer une société démocratique et égalitaire. En cohérence avec cet idéal, elle est composée de femmes autant que d'hommes. Un fait assez rare au Moyen-Orient pour avoir donné l'envie à l'anthropologue Stéphane Breton de s'immerger dans cette armée mixte. Pendant des mois, en partageant le quotidien de ses fils et filles du feu, il a pu (comme il aime à le faire dans toutes les cultures où il s'immerge) capter « le temps de la vie sociale » spécifique à leur groupe. Filles du feu est le film par lequel il nous restitue « l'espace-temps, l'atmosphère, l'émotion » propre à la vie extraordinaire qu'ont choisi ces femmes dans une société qui les cantonne à n'être maîtresses que de maison. Sa caméra les suit dans les moments qu'elles partagent avec leurs camarades à l'arrière des combats, dans de longs plans-séquences immersifs. Peu à peu, ce groupe de combattants où les garçons sont parfois commandés par une femme sans se sentir pour autant diminués dans leur virilité corrige, à nous autres spectateurs de pays « modèles », nos représentations stéréotypées du visage de la résistance armée. Du précieux grain à moudre.
Créée
le 6 août 2019
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