L'alcoolisme est un sujet comme un autre et dans le passé, assez lointain, le cinéma américain a su le traiter (Le Poison de Billy Wilder ou Le jour du Vin et des Roses de Blake Edwards). Mais l'époque a changé et le retour au prêche religieux est de retour. Nous voici revenu aux temps joyeux de la prohibition où les ligues de vertu estimaient que l'alcoolisme était une faute. Dans le film de Zemeckis, pétri d'idéologie chrétienne de type Born Again, l'alcoolisme est non seulement une faute mais un crime qui se paie de quelques années années de prison, le pilote en pleine rédemption refusant de charger sa collègue décédée qui, en passant, avait sauvé un enfant, ni même de botter en touche. Sous le couvert d'un drame lié à l'aviation et de l'alcoolisme, un film dégoulinant de puritanisme bondieusard.