Douze années après seul au monde et vingt-sept ans !!! après retour vers le futur le pilote amateur « Bob » Zemechis s’attaque cette fois au crash d’avion. Autant dire que tout était réuni pour une explosion en plein vol pour cette adaptation d’un scénario de John Gatins qu’il avait pondu après un vol agité auprès d’un pilote désabusé.
« Bob » s’inspire d’une histoire vraie mais celle-ci n’a rien à voir avec le film et le crash et la réalité de celui-ci est totalement inadaptée. Contrairement à Sully ou maitre Clint reprend méthodiquement chaque moment du vol, Bob s’enflamme. J’accélère dans le cumulonimbus éclate mes moteurs puis finis tranquille sur le dos pour se crasher dans un champ en détruisant au passage le clocher de l’église.
Ça se complique mais ça n’est rien sans l’apparition de Denzel qui incarne Robert Piché pilote Québécois blanc qui posa en 2001 son A330-200 aux Acores après un vol plané de 20 minutes.
Alors que dire …pourquoi aimer ce film, pourquoi une adaptation si libre et peu crédible m’a happé. Et bien quand vous aurez passé une première demi-heure en apnée mort d’inquiétude et s’imaginant seul au monde au milieu du ciel. Quand votre vie tiendra au fil douteux d’un commandant cocaïnomane vous aurez un début de réponse. Quand vous aurez vu l’implication que met Denzel Washington à porter un scénario qu’il avait découvert depuis des années. Quand « Bob » se mettra en quatre pour réaliser en 30 jours un film sombre sur les addictions et leurs conséquences en nous faisant croire à un vol en planeur au milieu de la Beauce … peut être vous direz vous que Flight tient la route.