J'ai revu après de nombreuses années Forrest Gump, avec mon fils et son regard d'enfant de 13 ans.
Je n'avais pas beaucoup aimé le film la première fois, cette histoire d'une Amérique fantasmée et racontée par Forrest, à la fois limité mais aussi capable de tous les succès.
A le revoir aujourd'hui, je ne sais pas exactement ce que voulait nous dire l'auteur de la nouvelle et Zemeckis en reprenant ce film.
Nous sommes un peu simple voire simpliste, qui aime à créer des idoles que nous aimons adorer et suivre. Nous sommes le pays des possibles même pour une personne considérée comme limitée par la société.
Le parallèle de Forrest le bon petit gars américain qui traverse la 2e moitié du XXe siècle en assistant à la fin de ségrégation, mais est-elle vraiment finie, en faisant la guerre au Vietnam, en vivant l'affrontement avec le communisme, chinois en l'occurence, en investissant dans Apple mais en étant toujours attaché à l'Alabama de son enfance. Et puis Jenny traversant une autre face des USA, celle des mouvements hippies, de toutes les drogues, des désirs de succès et de reconnaissance jamais atteints, pour finir morte du SIDA.
Le fil rouge serait la violence du pays vis-à-vis de ses présidents...
J'ai toujours un énorme doute sur ce film terriblement simplificateur me semble-t-il !