Bonjour les amis (La phrase fétiche des influenceurs qui vous prennent pour des jambons), retour sur un film culte des années 90, Forrest Gump de Robert Zemeckis. Le réalisateur de la trilogie Retour vers le futur a toujours eu le chic pour prendre des chemins de traverse et Forrest Gump en était la parfaite illustration. Tom Hanks alors en pleine ascension après le succès triomphale de Philadelphia un an plus tôt endossait ici l'un de ses meilleurs rôles dans celui d'un simplet au grand cœur prêt à tout pour conquérir son amour d'enfance tout en traversant l'histoire des États-Unis. Conspué par certains pour son éloge de la stupidité et adulé par d'autres pour sa glorification de l'innocence perdue du pays de l'oncle Sam, Forrest Gump associait le talent de réalisateur de Robert Zemeckis, celui de Tom Hanks et Robin Wright ainsi que la sublime BO d'Alan Silvestri accompagnant merveilleusement bien l'épopée de ce grand dadet aux multiples talents. Tour à tour émouvant, drôle et inspirant, Tom Hanks crevait littéralement l'écran, accompagné par un excellent Gary Sinise parfait en vétéran du Vietnam en quête de rédemption. Virtuose est le seul mot qui me vient à l'esprit quand je pense à Forrest Gump, les péripéties s'enchaînaient sans jamais faiblir et toujours de manière inattendues, le casting se révélait très juste et le film multipliait les scènes cultes à tel point qu'il est difficile de les dénombrer toutes ici : Forrest poursuivit par des enfants mal intentionnés, Forrest sauveteur durant la guerre du Vietnam, Forrest champion de Ping Pong, Forrest roi de la pêche aux crevettes, Forrest en coureur de fond proche du gourou spirituel ou Forrest racontant sa vie à une vieille dame sur un banc en attendant le bus. Robert Zemeckis réalisait ici l'un de ses meilleurs films et Tom Hanks démontrait toute l'étendue de son immense talent au travers d'une oeuvre culte qui se savoure comme une boîte de chocolats (Vous avez la ref, hein ?).