Lent et poétique, mais parfois lourd a supporter quand les personnages mènent le récit. Reflet des états d’âmes des uns et des autres tous plus ou moins meurtri par le manque d’une présence, la volonté de réunir sa famille. Dès le début le film nous embarque dans une spirale infernale où l’on observe le déni d’un père qui erre face à la mort de son fils. Il refuse tout contact et toute parole, il ne veut pas y croire, jusqu’à ce que l’inattendue survienne après 20 minutes de tension palpable où on attend que ce-dernier explose. On raconte ensuite la vie du fils militaire, Yonathan, sur sa ligne de démarcation et l’ennuie qui le ronge avec ses camarades. Contrôle de faciès dans un désert où aucune vie aux alentours ne vit, ce qui semble paradoxale. Puis survient le drame qui va profondément perturber Yonathan et noircir de plus en plus le scénario. Intéressant d'ailleurs ces basculements entre moments de bonheur et d’autres plus sombres. Des cadres méticuleux, dont chaque objets placés permet d’offrir un rendu très géométrique et très clean. Dommage par contre d’avoir si peut développé la traumatisme de Yonathan.
Belle oeuvre sur la famille, le deuil et la solitude, malheureusement mal rythmée à cause de quelques scènes longues et parfois peu utiles qui auraient pu en faire sans conteste un des meilleurs films de l’année.