Voilà un film doux mais pas neuneu à plus d'un titre. Une comédie romantique, certes, mais pas que.
Pourquoi je n'aime pas les comédies romantiques ? La plupart du temps, elles font évoluer les protagnonistes dans un monde bien cossu, bien confortable. Et souvent bien blanc, aussi (encore plus en France). Et elle nous propose grosso modo toujours le même happy end.
Ici, la seule chose confortable, c'est le doux soleil sétois, dont la chaleur ne semble pas forcément écraser les corps. Et, oui, on ressort les bons vieux codes de la romcom, évidemment : l'amour semble impossible, parce que l'un ne se rend pas compte qu'il aime et l'autre se rend compte qu'il ne se rend pas compte. Parce qu'une autre semble ne pas savoir ce qu'elle veut. Parce que ça va arriver, puis s'arrêter, puis... J'en ai déjà beaucoup dit.
Et puis, Sète, c'est une ville populaire et mixée. Ici, on ne détourne pas le regard, mais on ne fait pas de misérabilisme : il y a moyen de trouver une voie "honnête" et ce n'est pas forcément semé d'embûches insurmontables ni de facilités indécentes. Ce film choisit de faire une romcom qui parle du peuple et de la mixité sociale. Sans en parler. D'ailleurs, je m'aperçois qu'en parler, c'est déjà casser le projet.
Et une romcom, ça repose sur des personnages secondaires qui n'ont pas forcément besoin d'avoir une grosse importance dans le déroulement de l'histoire, mais d'apporter une respiration joyeuse dans les atermoiements sentimentaux des personnages concernés. Et ça fonctionne. Cette bande de potes qui trainent au bord de l'eau aux alentours du port, pour papoter, s'amuser, voire glandouiller est plutôt réjouissante.
Ce film laisse un souvenir plaisant dans la tête. Pas follement prégnant, mais plaisant.