Furcy, né libre du chanteur Abd Al Malik, c’est son deuxième long métrage (qu’Allah bénisse la France étant son premier).


Le film est un biopic sur la fameuse histoire de Furcy (Marc Zinga):esclave français en 1817 attaquant son maître en justice pour obtenir sa liberté qu’ont ne lui accordera uniquement 25ans après.


Abd Al Malik décide de retracer tout cela sous la forme d’un film de procès. Très vite on nous fait comprendre que le pouvoir n’est pas du côté de Furcy (Marc Zinga) mais du côté de son maître, Lory (Vincent Macaigne) qui n'hésite pas à faire pression pour conserver le droit sur Furcy.

Le procureur Gilbert Boucher (Romain Duris) abolitionniste décide de prendre le cas de Furcy en charge.


Certaine scène ont retenu mon attention, comme celle du premier procès, tout le monde est contre Furcy mais la mise en scène nous rappelle qui est réellement jugé à l’aide d’un plan fixe sur les juré, telle qu’ils seraient si ils étaient à la place de notre protagoniste, des plans en contre-plongée histoire de nous faire comprendre qui a le pouvoir, énormément de gros plans sur les visages des acteurs, ça en est presque théâtrale, voir même exagérer par moment, ce qui m'empêche de ressentir les émotions voulus.


On ressent par moment une lassitude, tout simplement de part la longueur des scènes de travail, ça casse un peu le rythme du film.


Lors de la révélation des dégâts du cyclone qui rend une partiels liberté à Furcy, nous remarquons une quantité de cadavres esclave affolante mais aucun mots concernant ceux-ci, je trouve ça bien dommage quand 20min en arrière, lors du deuxième procès l'avocat de Lory nous sort cette phrase "ce n’est pas une humain mais un meuble", durant les 108min du film je n’ai retenu aucun mots concernant les confrères de Furcy, sur cette scène ça échoue totalement. Quand pourtant la mise en scène nous met 2 personnages qui ne seront malheureusement jamais approfondie. Je vise par là Barbant(Moussa Mansaly) dont on ne connaît presque rien, et un jeune homme qui va apprendre à lire grâce à Furcy sur 2 scènes. Encore une fois nous n'avons aucune profondeur concernant ces 2 personnes, Barbant disparaît des écrans à la moitié du film, la garçon une fois les 2 scènes passé, nous le retrouvons accroché à un crochet de boucher, sans explication concrète du pourquoi du comment, nous laissant nous demander l'utilité de ces personnages.

L'écriture des personnages est mauvaise, surtout quand on nous montre des plan d'ensemble montrant énormément d'esclave pour peu de personnage.

Nous avons envie d’en savoir plus sur ceux-ci, le film critique l'esclavagisme mais n’appronfondis pas les liens entre esclave.


Le dernier procès m’a particulièrement intrigué, nous nous retrouvons avec l'avocat de notre personne centrale, à court de preuve et comprenant que le résultat sera défavorable pour son client. Il retire donc son foulard de sa tunique pour l'enrouler comme un simple cache cou, le geste a une signification forte, il quitte son rôle pour être perçu au même rang que n’importe qui d’autres,

Nous comprenons vite qu’il ne crois plus en la justice, puis s'enchaîne un discours abolitionniste Pour conclure ce film.


En conclusion, Furcy se présente comme un film de procès centré sur la lutte pour la liberté, où la mise en scène insiste sur les rapports de pouvoir et la tension dramatique. Le film choisit une approche douce et mesurée, plutôt que révolutionnaire, et se concentre sur le parcours de Furcy et de ses interlocuteurs principaux. Si certaines scènes rallongent le récit ou laissent des personnages secondaires peu approfondis, l’ensemble propose une réflexion sur l’esclavage et la justice au XIXᵉ siècle, tout en privilégiant la symbolique et les choix visuels pour transmettre ses enjeux. Au contraire de Django, qui adopte un discours plus ouvertement pro-révolutionnaire, Furcy se distingue par sa critique subtile et sa tonalité mesurée.

Luc_hn
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le 28 janv. 2026

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