Ce deuxième opus des aventures de l’agent Dick Malloy est certainement le plus faible des trois. Intrigue plus loufoque, dépaysement moins marqué et action moins bien menée pénalisent évidemment le résultat. Ken Clark fait cependant toujours aussi bien la maille et il est particulièrement bien entouré dans cet épisode qui fait la part belle aux rôles féminins. En revanche, le travail paraît beaucoup plus bâclé et on pensera, en premier lieu, aux nombreuses scènes de bagarres assez mal réglées qui évoquent un certain amateurisme. Le ton lui-même semble plus parodique avec une introduction très décontractée de notre personnage principal et une conclusion frôlant le ridicule avec cette arme capable de désintégrer n’importe quelle matière. Clairement, le choix du ton manque de pertinence.
Les bavardages semblent également plus nombreux et les enjeux, s’ils sont intéressants, ont parfois tendance à tomber à plat en raison de rebondissements trop abondants, notamment en fin de parcours. Le côté aventures est, par ailleurs, quelque peu en retrait comparé à d’autres titres du genre. Le récit reste cependant cohérent de bout en bout, ce qui rend l’ensemble facile à suivre et le résultat plutôt sympathique. Mais on a affaire à un tout petit produit de série B et l’ami Sergio Grieco, qui se spécialisa dans l’eurospy dans les années 1960, a livré d’autres titres plus abouti et convaincant. Reste la belle affiche française signée Jean Masci.