Sur le papier tout est là pour me plaire. Un documentaire sous forme de biopic destructuré (presque comme en cuisine) : la voix off d'un côté, les images du repérage de l'autre, l'histoire, les références historiques et le récit de la mère du réalisateur qui s'y entremêle. A la façon des livres de Grégoire Bouillier, les cinéastes se laissent, par moment emporter, par leurs envies, leurs interprétations, l'histoire d'une petite ville au Chili par exemple. Oui mais voilà la sauce ne prend pas, jamais vraiment. De cette éclatement des éléments qui fait un film ne nait rien d 'autres qu'une forme de contrôle. Au lieu d'ouvrir des espaces dans lesquelles des éléments inentendu pourrait s'engouffrer seul reste la sensation d'un froid clinique. En réalité ce n'est pas l'assiette d'un grand restaurant que nous regardons mais le plateau d'un chirurgien, peut-être tout aussi grand d'ailleurs.