Cet animé de SF laisse volontairement le spectateur à distance. Sous ses atours de space opera guerrier typiquement années 80 - on pense à Star Trek mais surtout Alien, le film glisse peu à peu vers une tragédie sèche et pessimiste, refusant toute explication confortable. La guerre y apparaît comme une mécanique absurde, vidée de sens, et la fin, radicale et presque abstraite (trop), agit comme une véritable table rase. On n’en saisit pas toujours toutes les clés, mais l’expérience marque durablement, moins par ce qu’elle raconte que par ce qu’elle laisse en suspens, comme un monde qui s’éteint sans chercher à se justifier.