Cela fait un bon moment que je voulais tenter l’aventure Gamera, curieux d’en savoir plus sur ce kaiju qui, selon certaines discussions que j’ai pu avoir, égale voire même supplante Godzilla. Et étant fan de gros monstres, autant dire que cela a titillé ma curiosité. Ayant pu voir que tous les films de la franchise étaient disponibles sur la plateforme des médiathèques numériques, j’ai donc tenté le coup avec le film initial. Et pour avoir fait une bonne partie des Godzilla – j’ai été du premier jusqu’à Objectif Terre, Mission Apocalypse (ou Godzilla contre Gigan, comme j’ai connu à l’époque), soit le douzième film de la saga –, je peux dire que ce n’est pas l’âge et encore moins les effets pratiques du titre qui m’ont fait peur. Ah ça, voir un mec en costume jouer avec des maquettes de taille réduite, je suis plutôt rôdé à l’exercice ! Et je peux dire que cela ne me gêne plus du tout – me projetant à une époque où le cinéma japonais enchaînait ce genre de production, avec les moyens et techniques à sa disposition. Surtout qu’en finalité, cela peut donner des films vraiment réussis – le premier Godzilla, bien évidemment ! Donc non, si je critique ici Gamera, ce n’est pas pour son aspect carton de pâte, mais pour ce qu’il est de manière générale. Même si l’on parle d’un monstre géant causant mort et destruction autour de lui (et apparemment malgré lui), il manque à Gamera une ampleur, une puissance qu’a son rival de la Toho. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, le long-métrage prenant comme point de départ les tensions du nucléaire et de la Guerre froide. Mais cela disparait très vite pour laisser la place à une intrigue lambda et simplette, qui va jusqu’à prendre comme personnage principal un enfant. Ce dernier voit en ce kaiju l’évolution de sa petite tortue domestique et va ainsi crier à qui veut l’entendre que Gamera « ne veut pas de mal à personne, qu’elle est gentille » - ce que je peine à croire en voyant le film, hormis une seule séquence de sauvetage. Il se dégage de l’ensemble une impression de naïveté et de candeur que j’ai du mal à associer à ce genre de divertissement. Et qui n’a pas peur du grotesque pour son climax. Certes, Godzilla est également passé par là – et ce n’est clairement pas les films de la saga que j’apprécie – mais ce n’est pas une excuse ! Donc non, une entrée en matière quelque peu mitigée au sein de la franchise, que je vais tout de même poursuivre. Pouvant tomber sur d’excellentes surprises, qui puissent me faire dire l’inverse de cette critique. Et aussi que, toujours comparé à Godzilla, cette saga s’avère bien moins conséquente que son rival !

Créée

le 4 sept. 2026

Critique lue 6 fois

Gamera

Gamera

4

Kowalski

le 21 janv. 2014

Suivre

Tortue Géniale

Alors, dieu sait que j'en ai vu des films invraisemblables, (puis même si il le sait pas il devrait....) mais alors là, chapeau! Bienvenue dans un monde où les tortues peuvent se transformer en...

Gamera

Gamera

4

Heurt

le 15 juin 2022

Suivre

Lights Gamera Revolution

Un monstre géant en forme de tortue c'est assez osé, car s'il y a bien une bestiole qui n'a pas grand-chose d'effrayant c'est bien la tortue. Mais en même temps qu'est-ce qui peut rappeler le plus...

Gamera

Gamera

6

Fatpooper

le 13 avr. 2022

Suivre

Si tu ne peux résoudre un conflit avec quelqu'un, envoie cette personne sur Mars

Amusant. C'est Godzila mais avec une tortue et mettant en scène aussi un gosse qui s'entend bien avec le monstre. Le tout manque de folie, de scènes vraiment chouettes, mais le tout reste plaisant à...

Batman v Superman - L'Aube de la Justice

Batman v Superman - L'Aube de la Justice

8

sebastiendecocq

le 28 mars 2016

Suivre

Un coup dans l'eau pour la future Justice League

L’un des films (si ce n’est pas LE film) les plus attendus de l’année. Le blockbuster autour duquel il y a eu depuis plusieurs mois un engouement si énormissime que l’on n’arrêtait pas d’en entendre...

Passengers

Passengers

5

sebastiendecocq

le 29 déc. 2016

Suivre

Une rafraîchissante romance spatiale qui part à la dérive

Pour son premier long-métrage en langue anglophone (Imitation Game), Morten Tyldum était entré par la grande porte. Et pour cause, le cinéaste norvégien a su se faire remarquer par les studios...

La Fille du train

La Fille du train

4

sebastiendecocq

le 28 oct. 2016

Suivre

Un sous-Gone Girl, faiblard et tape-à-l'oeil

L’adaptation du best-seller de Paula Hawkins, La fille du train, joue de malchance. En effet, le film sort en même temps qu’Inferno (à quelques jours d’intervalles), un « Da Vinci Code 3 » qui attire...