qu’à travers la perspective de l’ivresse. Garance n’est ni seule ni marginale. Elle a des amis, une famille, une amoureuse, une troupe et pourtant l’alcool occupe toute la place. Sans cela, elle s’ennuie. Elle ne se cache pas derrière son addiction. Elle a pleinement conscience qu’elle boit et ne se voit pas arrêter, par flemme ou manque de volonté ou … par peur du vide. Pourtant comme le lui dit son médecin, l’ennui fait partie de la vie. Il faut trouver de quoi s’occuper. Sans misérabilisme et parce que cela devient nécessaire, elle va se sevrer, sans pathos ni hystérie. Et c’est cela aussi la grande force du film. Comme sur Pupille ou Je verrai toujours vos visages, la réalisatrice choisit d’aller vers la lumière et l’optimisme. On peut se sortir de l’alcool, on rechutera peut être, mais sans être anodin, nul besoin de basculer dans le portrait d’une dépendante héroïne tragique.