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le 17 mai 2026
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Gentle Monster est un film que j’ai trouvé à la fois fin et frustrant, porté par une intelligence réelle du regard mais lesté par une démonstration parfois trop appuyée pour finalement ne pas dire...
La réalisatrice et scénariste autrichienne découverte en France à l'occasion du Festival de Cannes 2022 avec "Corsage" débarque à nouveau sur la Croisette avec "Gentle Monster",.drame éprouvant au titre ambivalent.
La première séquence présente Lucy au piano, une compositrice inspirée par la réinterprètation de titres pop afin de déconstruire les clichés masculins, et son mari vidéaste soumis à une crise d'angoisse, amant torride et père de leur garçon de 7 ans.
Le récit très documenté va prendre rapidement un chemin plus dramatique avec l'arrivée de la police qui débarque froidement un matin dans leur nouvelle maison en pleine campagne afin de récupérer tout le matériel informatique de Philip, contenant des fichiers problématiques surnommés "GentleMonster-87".
Cette déflagration fait basculer le film dans un thriller psychologique monstrueux qui donne un autre aspect de la masculinité toxique.
La cinéaste utilise une mise en scène au scalpel non spectaculaire avec de nombreux plans fixes pour ausculter l'anatomie de ce couple confronté à l'horreur de la terrible vérité.
La narration se déploie à travers les yeux de Lucy (intense et bouleversante Léa Seydoux) et tous les soubresauts intimes ressentis (sidération, déni, colère), et également comme un contrepoint la vie intime de la policière perturbée par un père aux comportements suspects.
Cette œuvre saisissante montre toute la complexité de repérer les 85% de monstres qui apparaissent si doux au sein de notre entourage familier.
Glaçant et effroyable.
Créée
le 16 mai 2026
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