«Getaway» s'annonce comme une énième série B tournée en Bulgarie faute de moyens, nous brocantant de l'action musclée, des explosions et un couple star pour vendre le tout (Robert De Niro & James Woods devait déjà cachetonner en Lettonie).
On retrouve avec plus ou moins de plaisir Ethan Hawke en pilote de NASCAR à la retraite, Selena GOMEZ en gosse de riche infâme mais débrouillarde dans de multiples domaines et les chicos de Jon Voight filmé on ne sait pour quelle raison à hauteur de menton (invention doublure de la mâchoire ?)
Ce joli petit casting est au service d'un scénario bancal, mais qui a le mérite d'être efficace.
Ethan Hawke devra effectuer un tas de missions au volant d'une Mustang blindée pour espérer revoir un jour sa femme kidnappée.
Rien d'original, mais «Getaway» ne ment pas sur la marchandise, le film est (trop?) rythmé, ce qui laisse peu de répit au spectateur. Et puis pour une fois, les motivations du bad guy pourtant floues au premier abord, apparaissent ensuite comme réfléchies et plutôt sensées (oui oui).
Je retiendrais également les multiples cascades en bagnoles assez impressionnantes, avec la sensation que tout le monde s'éclate sur le tournage.
Mais hélas, le résultat n'est pas à la hauteur des promesses ci-dessus, faute à une réalisation brouillonne. Un certain Courtney Solomon aux commandes, réalisateur de l'adaptation catastrophique de «Donjons & Dragons» vient gentiment saloper le tout. Le montage est saccadé, rendant les fameuses cascades illisibles, les dialogues demeurent pauvres et même le scénario part en roue libre dans le dernier quart d'heure complètement inutile. Un beau gâchis au vu des possibilités offertes.
On retiendra une petite minute de plan séquence tournée «live» à grande vitesse qui impressionne avant de retourner dans les travers cités plus haut.
Mr Solomon, si vous lisez ceci, merci de mettre fin à votre carrière de metteur en scène dans les plus brefs délais pour la santé psychologique de certains spectateurs naïfs et inoffensifs.