Sans doute l’une des œuvres les plus réputées de la jap-animation et une grande source d’inspiration pour de nombreux films du genre, Ghost in the Shell a fortement influencé Matrix. Les références sont nombreuses : du générique aux implants des cyborgs, jusqu’à la méthode de « plongée » dans le réseau.
Pour être honnête, je m’attendais à une véritable claque. Beaucoup décrivent le film comme un chef-d’œuvre ; pourtant, bien qu’il soit loin d’être mauvais, ma déception fut réelle. Je n’irai pas jusqu’à dire que le film est surcoté, mais il reste incomplet, et c’est un fait.
L’animation et la mise en scène de Mamoru Oshii (à qui l’on doit Jin-Roh ou le cultissime Patlabor) sont magnifiques : l’univers futuriste est riche, avec une société complexe et des codes cohérents. Mais le rythme est lent, et l’intrigue se met trop progressivement en place. Cette lenteur, si elle n’est pas un défaut en soi, donne l’impression de passer à côté de quelque chose. Le potentiel autour de l’intrigue est énorme, mais l’histoire reste sur une base simple. Les idées, bien qu’intéressantes, ne sont pas assez développées pour susciter un réel intérêt.
Le tout est accompagné d’une bande-son soignée et d’un duo de personnages charismatique, mais encore une fois, l’ensemble manque d’impact. Sur le papier, Oshii aurait pu livrer un film plus long et plus ambitieux. Au final, il ne reste qu’un très bon film d’animation, avec des scènes d’action maîtrisées et une intrigue de départ intrigante, mais qui aurait pu devenir légendaire… Dommage.
PS : Rarement mentionné, le doublage français est excellent, réunissant des comédiens ayant travaillé sur la VF de Matrix. Coïncidence ? Je n’y crois pas.