Tiré d'un manga japonais à succès de Masamune Shirow (Appleseed) publié dans le magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type seinen, Weekly Young Magazine en 1989/1991, ce chef-d'œuvre de l'animation futuriste et du Cyberpunk est réalisé par le cinéaste Mamoru Oshii (Avalon, The Sky Crawlers) en 1995, nous abreuvant des interrogations philosophiques et métaphysiques habituelles dickienne telles que les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ! Ghost in the Shell, l'œuvre maitresse de la japanimation fantastique comme Akira avant lui, combine l'animation de Oshii avec un scénario d'une intelligence rare de Kazunori Itô (Patlabor) où brillent profondeur psychologique et intrigues politiques complexes, un character design de Hiroyuki Okiura (Jin-Roh, la brigade des loups, Ghost in the Shell : Innocence) bercer par une merveilleuse musique lancinante de Kenji Kawai (Dark Water, Seven Swords) et produit pour un budget de 600 000 000 yens (environ 6 millions de dollars) par le studio Production I.G, auquel on doit notamment Blood : The Last Vampire, Steamboy & Lettre à Momo.
Alors on a plus de munitions ?
Dans un Japon futuriste de 2029, l'électronique, l'informatique et la robotique régissent le monde, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique. Le jour où sa section retrouve la trace du "Puppet Master", un hacker mystérieux et légendaire dont l'identité reste totalement inconnue, qui hante et manipule à sa guise tous les réseaux, la jeune femme se met en tête de pénétrer le corps de celui-ci et d'en analyser le ghost (élément indéfinissable de la conscience, apparenté à l'âme) dans l'espoir d'y trouver les réponses à ses propres questions existentielles...
Commence à me chauffer les oreilles !
Œuvre unique et inoubliable, très novateur dans ce qu'elle décrit à l'époque et qui n'a aujourd'hui rien perdu de sa force évocatrice, l'esprit dans la machine est un grand classique incontournable.
Pour finir, on retrouve sur la version française, des pointures du doublage, l'actrice Tania Torren (la voix française de Sigourney Weaver) dans le rôle du major Kusanagi, Daniel Beretta (la voix officielle d'Arnold Schwarzenegger) dans le rôle de Batou, René Bériard dans le rôle d'Aramaki et ainsi que Pascal Renwick (autre voix de Schwarzy et de Laurence Fishburne) dans le rôle de Togusa.
Je plonge !