Comme l'écrivait Heidegger:
"L'élaboration de la question portant sur le rien doit nous mettre dans la situation à partir de laquelle la réponse à lui donner devient possible ou, au contraire, se déclare l'impossibilité de la réponse. Le rien est concédé. La science, avec une indifférence supérieure à son endroit, le relègue comme ce qu'« il n'y a pas ».
Nous tenterons pourtant de questionner sur le rien. Qu'est-ce que le rien ? La première approche de cette question a déjà quelque chose d'insolite. En questionnant ainsi, nous posons au préalable le rien comme quelque chose qui, de quelque manière, « est » — comme un étant. Or c'est justement de quoi il diffère du tout au tout. Questionner sur le rien — ce qu'il est et comment il est, le rien — inverse en son contraire ce sur quoi l'on questionne. La question s'ôte à elle-même son propre objet.
En foi de quoi, toute réponse à cette question est, dès le départ, impossible. Car elle s'articule nécessairement en cette forme : le rien « est » ceci et cela. Question et réponse sont, au regard du rien, en elles-mêmes pareillement à contresens."
Si vous avez du mal à comprendre des textes philosophiques comme celui-ci, dites vous que Ghost in the Shell, c'est 50 fois pire. Autant vous dire qu'il vaut mieux être dans le mood et avoir branché son cerveau, sans quoi vous allez vite être largué.
Mais vous y verrez cependant pas mal d'images cultes, souvent tellement cultes qu'elles sont dans l'inconscient collectif et que vous aurez l'impression de les avoir déjà vues, même si vous n'avez jamais vu le film. On le doit sans doute à l'imagerie de certains clips vidéos (coucou "King of my castle").
Et au delà de ça, les personnages ont un charisme de dingue, l'animation est de qualité et la musique est vraiment au top: le tout fait un peu penser au film Blade Runner, on est un peu dans la même ambiance.
Pour les amateurs de SF avertis.