En commençant Gladiator, je m'attendais à un récit épique mais pas du tout à une telle intensité au long du film et des personnages tout aussi poignants.
Cette réplique de l'empereur Commodus résume bien les 3 arcs narratifs du film :
The general who became a slave. The slave who became a gladiator. The gladiator who defied an emperor.
Le film s'ouvre sur une bataille contre les barbares germaniques. D'emblée, on réalise le détail des costumes, le nombre de figurants et l'ampleur du décor. Bien que les personnages soient stéréotypés, les acteurs réussissent à leur donner une épaisseur émotionnelle. Russell Crowe, incarnant le charismatique général Maximus, arrive à rallier à sa cause le spectateur tel un général dans sa quête de vengeance contre l'empereur Commodus. Ce dernier est joué par Joaquin Phoenix, qui retranscrit à la perfection tous les tourments que traverse son personnage.
Le scénario est également plein de rebondissements et de suspense avec les enjeux de la politique romaine venant se mêler à la quête de Maximus. Entre le scénario, le jeu d'acteur et la mise en scène, le rythme du film est parfaitement maîtrisé : les 2h30 sont passés d'une traite. Jusqu'à la fin, j'ai été surpris par la tournure des évènements, notamment lors de
l'hésitation de Maximus à tuer Commodus en tribune, la rencontre entre Commodus et Maximus dans le Colisée ou encore la fuite avortée de Maximus.
Cependant, Ridley Scott choisit une conclusion de tragédie antique qui m’a frustré tant le film avait brillamment construit ses enjeux politiques. Malgré cette réserve, Gladiator reste pour moi un film où la mise en scène, la musique et les acteurs embarquent le spectateur dans une histoire de vengeance épique sans que la tension ne retombe jamais.
8.5/10