Retour fracassant pour Ridley Scott en cette année 2000, où non seulement de proposer son meilleur film depuis son diptyque SF de légende (Alien/BladeRunner), remet au goût du jour un genre qui n'avait pas connu tel fête depuis une éternité. Immense succès public et critique, il offrit à Russel Crowe le plus beau rôle de sa carrière, le satellisant au passage dans les hautes sphères hollwoodienne, accompagné par le génial Joaquin Phoenix. Ce dernier non content de presque limite volé la vedette, nous offre un Commodus impressionnant, un pure et grand méchant comme on en voit peu. Tiraillé entre un amour qu'on lui refusera à jamais et son désir de pouvoir, Joaquin Phoenix est impressionnant. En face il fallait un héros, un grand, un beau, un vrai... Et Maximus est impériale, puissant, bad ass, déterminé, Russel Crowe donnant proprement tout ce qu'il a, que ce soit mental ou physique. Le reste du casting face à ces deux phénomènes émergeant est au diapason, il y a des vrais gueules, des personnages forts même si ont les voie que quelques minutes. Au milieu de cette avalanche de mâle alpha, la ravissante Connie Nielsen, tient le choc, apportant l'ambivalence et la douceur dans ce monde violent. Et que serait Gladiator sans sa mise en scène inspiré, sa bande son et sa musique, l'une des plus belles de l'histoire du cinéma, Hans Zimmer se déchainant comme rarement. 16 ans après, Gladiator reste un beau monument, qui prend comme il se doit toute sa mesure sur un très grand écran...