Un portrait brut et bouleversant d'un ado en en chute libre vers le dégoût de soi, a solitude et ses résultats, l’automutilation et la plongé dans l’autodestruction en donnant son corps en pâture.
Le jeune acteur principal livre une performance remarquable qui sonne juste, capturant la fragilité et le désespoir de son personnage sans jamais tomber dans le mélodrame.
On est bien dans un drame qui s'adresse à ceux qui sont prêts à affronter une facette sombre et douloureuse de la condition humaine (et Gay au passage) et qui rappelle à quel point l’adolescence peut être difficile et qu’elle a besoin d’être accompagné par de l’amour (le personnage de la mère est aussi effacé dans le film qu’absente en tant que mère pour le protagoniste).
Ce n'est pas un film facile. Il est dur et intense mais en même temps toutes les émotions, discrètes comme dans le bon cinéma nordique, sont transmises à un rythme assez lent et austère. Rien qui ne vous gênera si vous aimez par exemple le cinéma d’Ingmar Bergman.
Je ne pense pas que le réalisateur s'en soit soucié.
Au contraire, il l'a fait intentionnellement pour nous montrer, avec la patience d'un moine, les divagations d'un jeune homme malheureux : Il faut le regarder avec l'intention de « comprendre ce que l'on voit sans avoir besoin de trop d'explications ». Un procédé cinématographique valable puisqu’il repose sur un scénario travaillé.
« Un film sur les secondes chances dans la vie, sur l'importance de se sentir aimé et, surtout, un appel urgent à ne pas laisser nos adolescents seuls avec leurs démons. »
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