Le film parvient à parler de la télé - et donc de la société - qui part en couille, de la télé réalité obscène, et de la violence "visuelle" et "psychologique" de ces programmes, tout en évitant de rendre cette violence esthétique. Dès le début le réalisateur met les choses au point avec une scène très graphique et hollywoodienne, à base de ralentit et de musique badass, où le personnage principal tue son voisin bruyant. Et puis retour dans la réalité. Ce qui est imaginaire peut être sublimé, mais ce qui est réel sera mis en scène avec sobriété. Hors de question de jouer le jeu de ce qu'il dénonce. Hors de question de rendre belle cette balade morbide (tout en réussissant à en faire quelque chose de relativement "léger" vu le sujet). Du coup le film appuie là où ça fait mal, sans jamais tomber dans le prêchi prêcha intello, restant fun et terriblement humain. Un film coup de poing, et un vrai coup de maître qui semble pourtant être passé assez inaperçu, tout comme le précédent film du réalisateur, avec le magnifique Robin Williams, le sympathique World's Greatest Dad.