L'écueil principal est celui de l'adversaire tellement puissant et godlike que toutes les fois où on lui échappe paraissent absurdes, voire comiques.
En plus comme il est assez laid, ressemblant à un grand T-Rex plus qu'à Godzilla et très mal composé dans le décor, malgré la tentative de reproduire les effets du T-Rex de Jurassic Park avec la pluie constante dans la nuit, c'est pas au niveau. Le gros problème se joue aussi dans l'échelle du bazar qui a souvent l'air animé sur Paint dans les miniatures ou sur l'écran vert. Bon, le méchant éponyme est moche et pas intéressant, ça part pas bien.
Mais le film ne s'arrête pas là et s'attache à démontrer la démesure de sa profonde incompréhension du fonctionnement élémentaire de la hiérarchie militaire, des armes de combats, de la politique américaine, de la conduite sur les routes, de la biologie, de la physique nucléaire et des règles les plus simples de la physique. Honnêtement impressionnant de bêtise.
Et pour conclure en beauté, on slappe une love story sans intérêt qui participe juste à sortir du film (pas trop le temps de se pécho normalement quand un lézard géant traîne dans les parages) et du 90s boomer humour à base de les femmes sont niaises et les hommes des chacals. Enorme.
Je mets 4 quand même pour le budget qui ne peut pas tout rater, l'ambiance détente PG-13, et les miniatures de New York qui explosent, jouissif et réaliste.
Matthew Broderick adorable, la belle Maria Pitillo, new-yorkaise au jeu catastrophique même si pas aidée par son personnage de cruche, et Jean Reno dont le personnage a un seul trait de personnalité : celui d'être français et ça en devient vraiment énorme quand au tiers du film il se plaint toujours de ne pas trouver de croissants.