Dans la chambre d’Allan, le « beau ténébreux » de l’hôtel des Vagues, on pénètre, raconte Julien Gracq, comme on transgresse un interdit. Le locataire des lieux est absent, tout est calme, rien ne frappe le regard. Mais on entre la sur la pointe des pieds, comme si une révélation était tapis entre les murs. Un sentiment analogue, celui de frôler un secret, frappe de prime abord le spectateur, qui entre dans Gone et dans les forêts épaisses et compactes de Suède comme on entrerait par effraction dans une nature tumultueuse et inquiétante, celle d’un peintre expressioniste allemand du 19 eme, précautionneusement guidé par une caméra à la fois sobre et vigilante d’un metteur en scène qui a l’air de savoir où il va.Un sentiment d’oppression nous saisit en même temps qu’une promesse d’haletant suspense. Promesse non tenue : le suspense ne tient pas la distance et s’évente assez rapidement devant les gaucheries et les invraisemblances qu’accumule un scénario cousu de fil très blanc, et si Sofia Ledarp épouse les tics les plus éprouvés de l’innocente victime, la médiocrité de Bjorn Kjellmanest est un boulet permanent pour sa compagne d'infortune et surtout pour la motivation du spectateur.Dommage.

Joe1990
4
Écrit par

Créée

le 29 mai 2015

Critique lue 457 fois

Joe1990

Écrit par

Critique lue 457 fois

D'autres avis sur Gone

Gone

Gone

6

Lazein

186 critiques

Promenons Nous Dans Les Bois...

Moline, seule à bord de sa Volvorine tractant une remorque, traverse les routes désertes des forêts suédoises pour déménager. Son seul lien durant son périple est sa mère avec qui elle communique...

le 23 mai 2013

Gone

Gone

6

Andélys

62 critiques

Critique de Gone par Andélys

Gone c’est le genre de film qui n’explique ni pourquoi ni comment, on doit prendre les faits tels qu’ils sont et s’en contenter. Ne vous attendez donc pas à quelque chose de plus développé que ce que...

le 9 juil. 2013

Gone

Gone

4

Joe1990

303 critiques

Perdu en chemin

Dans la chambre d’Allan, le « beau ténébreux » de l’hôtel des Vagues, on pénètre, raconte Julien Gracq, comme on transgresse un interdit. Le locataire des lieux est absent, tout est calme, rien ne...

le 29 mai 2015

Du même critique

Retour à la bien-aimée

Retour à la bien-aimée

7

Joe1990

303 critiques

Poeme dépressif

Figure incontournable en compagnie de jean Francois Davy ou jean Daniel Pollet d'une certaine tendance expérimentale du cinéma français des années 70, Jean Francois ADAM a construit une œuvre...

le 13 août 2015

La Porte du paradis

La Porte du paradis

10

Joe1990

303 critiques

Critique de La Porte du paradis par Joe1990

Quel souffle ! Quel lyrisme ! Quelles sublimes émotions auront provoqués la vision de cette fresque "monumentale", dans tous les sens du terme.Un chef-d'oeuvre absolu du cinema américain dont l'échec...

le 5 avr. 2012

Révélations

Révélations

4

Joe1990

303 critiques

Révélations de pacotille

Un ponte de l’industrie de la cigarette décide de tourner casaque et de désormais servir l’industrie de Bien.Un journaliste très bien intentionné va l’aider dans sa périlleuse aventure...

le 1 oct. 2014